“This world”

Hier samedi, j’ai passé la journée à Edinburgh. Cette capitale est désormais l’une de mes préférées. C’est une ville magnifique, je ne cesse de le dire. Je ne pense pas avoir le temps d’y revenir avant mon départ définitif (sic!), j’ai donc décidé de visiter les parties qui m’en étaient encore inconnues. Direction: Arthur’s seat et Dean Village.

Arthur’s seat (littéralement le siège d’Arthur) est le nom donné à l’ancien volcan de la ville. Une large partie de l’Ecosse est construite sur des volcans, celui-ci est l’un des plus visibles. Evidemment éteint depuis Mathusalem, des chemins de randonnée y ont été tracés pour permettre son ascension. Un facile et plus long vs un plus rapide mais bien sur, plus fatiguant. Pour je ne sais quelle raison, nous avons pris le plus difficile. Cela nous a pris environ 1H30 pour arriver at the top. Cela dit, nous n’avons pas été particulièrement lents. Voici quelques photos:

Arrivée en haut, le panorama est superbe. 360 ° sur la ville. Au loin l’estuaire et la mer du Nord, ce jour-là d’un bleu rivalisant celui de la Méditerranée. Nous avons été plutôt chanceux, le temps était ensoleillé, malgré un vent terriblement froid. Les photos prises au sommet sont parmi celles postées au-dessus! Pour moi c’est une étape immanquable de la visite de la ville. Idéale pour se rendre compte de la structure et avoir un oeil privilégié sur la vielle ville.

Après cela, direction Dean village. Situé à l’Ouest de la ville, ce quartier désormais résidentiel est plutôt chic (comptez au moins 600 pounds/mois pour une chambre), il fut au Moyen âge un village de meuniers. On le trouve en longeant la Leith river. A une quinzaine de minutes de la bruyante Princes Street, cette balade est très paisible et calme. Un tout autre regard sur Edinburgh.

Advertisements

Time is running out

Je suis à court d’excuses pour ne plus mettre à jour mon blog. Je manque cruellement de temps. Okay, surtout de motivation. Cette fois-ci, je souhaite écrire à propos de mon escapade à Stockholm.

Début mars, ma coloc Marina cherchait des vols en promo pour le Nord de l’Europe. En fouinant, elle a réussi à dégoter un vol A/R Edinburgh/Stockholm pour 50 pounds. Après discussions avec les autres, nous n’étions que deux à vouloir et pouvoir y aller fin avril.

Jeudi soir, nous avons donc pris le dernier train pour Edinburgh, à 23H15. Direction l’aéroport. Notre vol n’étant qu’à 6H45 le vendredi matin. Après avoir partagé un taxi avec deux Anglais de la gare à l’aéroport, qui partaient eux aussi, mais pour le Sud de l’Angleterre, nous avons tenté de trouver un coin un peu tranquille pour dormir. Avec un peu de chance, nous avons dégoté deux sièges à peu près confortables. Malgré les lumières, le bruit et le froid, nous avons réussi à dormir quelques heures. 5H15, le réveil fut brutal. Rapidement, la fatigue a laissé place à l’excitation. Nous partions pour la Suède!

Après 1H50 de vol, nous avons atterri à Skaskva, situé à une centaine de kilomètres de la capitale suédoise. C’est le prix à payer pour voyager low cost. Et là, surprise: la neige!

1H30 de bus plus tard, le premier contact avec Stockholm s’effectue. Pas de neige en ville, mais une pluie digne d’un mois de novembre en Ecosse. Malgré tout, les premières impressions sont positives. Les rues piétonnes grouillent de monde, les couleurs sont chaudes et vives. Règne une atmosphère très calme, posée. Agréable.

Direction l’auberge de jeunesse, située en plein coeur de la ville historique. Nous partageons un dortoir avec 28 (!) personnes. Tout le monde semble sympa. Seul hic: onze gamins et trois accompagnateurs russes hurlent H24. Bref. Nous déposons nos sacs et partons directement vers le premier des deux musées que nous souhaitions visiter.

Le Vasa museum se situe sur l’île de Djurgaden. La visite consiste à découvrir un authentique galion (vaisseau de guerre) datant du 17e siècle. Il a chaviré en 1628, trop lourd pour supporter ses canons, ses 400 hommes à bord, ses vivres, etc. La loose quoi. Le navire a été repéché en 1962 dans la baie de Stockholm et entièrement retapé. Magnifique.

Après avoir passé deux heures au musée, nous avons longé les quais de la ville (Bjon Borg y habiterait toujours). Cette partie est splendide. D’un côté, les bâtiments droits et colorés, de l’autre les vieux voiliers amarrés au port. Toujours sous la pluie battante, nous nous sommes baladés dans la partie nord de la ville, le quartier des affaires et des grandes boutiques. Evidemment, h&M y est à chaque coin de rue. Nous avons longé l’artère piétonne et très commerçante de Drottningholm, jusqu’à l’observatoire de la ville. La vue sur la ville y était jolie, malgré le temps.  Nous nous sommes tout de même réfugiés dans un MacDo pour tenter de nous sécher un peu. Retour à l’auberge, épuisées.

Le 2e jour, nous avons consacré toute la matinée au musée Skansen. En plein air, situé sur la même île que Vasa, il est consacré à l’histoire de la Suède, du point de vue de ses habitations. Des cabanes en bois de chasseurs du Nord, aux tipis, tout y est représenté grandeur nature. Très instructif, surtout pour nous, qui ne connaissions que très peu de choses de l’histoire de ce pays. Il y a également un zoo, un arboretum et la vue dominante sur la ville y est incroyable.

En début d’après midi, nous avons décidé de faire une courte croisière dans l’archipel de la ville. 14 îles toutes reliées entre elles par des ponts immences. En 50 minutes (et 17 euros! Merci la Suède), nous avons longé le canal, le parc royal jusqu’à l’embouchure de la Mer Baltique. Court, mais sympathique également. L’arrivée se fait aux pieds du palais royal. La Suède est toujours une monarchie constitutionnelle, et même si leur famille royale n’a guère d’autre fonction que protocolaire (comme les British), elle est toujours plutôt populaire. Le palais est très impressionnant. Il fait face au Parlement, tous deux localisés dans le quartier historique de Gamla Stan (littéralement la “vielle ville”). Nous nous sommes baladés dans ce minuscule ilôt, qui, est, pour moi, le must de la ville. Les bâtiments y sont splendides, les ruelles piétonnes et sinueuses. A chaque coin de rue, un nouveau spot s’offre au regard. MAGNIFIQUE. Nous avons désespérément cherché un café. En vain. Rien à moins de 4 euros.

Après cela, direction Soderlman, la partie sud et plus récente. Les pubs, night clubs et restaurants y sont légion. Idem ici, rien de “cheap”. Bien sur, nous savions que la Suède est beaucoup plus chère que chez nous (et encore plus pour ma coloc espagnole!), mais nous attendions quand même à pouvoir aller au restaurant sans payer 20 euros. Et bien, non. Le quartier est plus jeune, plus “branché”. Pour faire la fête, c’est définitivement l’endroit où aller.

Le lendemain, le bus pour l’aéroport était à 11 heures. Nous avons donc seulement pu profiter une dernière fois de la vielle ville, en arpentant ses rues pavées.

Le séjour fut court, épuisant, mais très satisfaisant. Le retour à Stirling s’est effectué sans encombre. Le soleil était même au rendez vous dimanche après-midi! Je dois maintenant écrire une ITW et un essay avant le 5 mai. Back to reality.

This slideshow requires JavaScript.

2

“Shake it out’

La réputation climatique de l’Ecosse est telle, que l’on en oublie qu’il ne pleut pas “tant” que ça. Et quand le soleil est de la partie, rien de tel qu’une petite balade. Le coucher de soleil est splendide.

Photos à l’appui.

@Old Stirling Bridge, up to the hill.

This slideshow requires JavaScript.

“Hurry up we’re dreaming”

Un mois sans aucun post. J’ai même hésité à abandonner ce blog. Puis, l’idée de relire tout ça dans quelques années a envolé mes doutes. Bref.

Déjà cinq semaines passées ici… Le temps passe à une allure folle. Encore plus vite que lors du dernier semestre. J’ai donc énormément de choses à raconter.

Tout d’abord, les cours. J’ai en ai donc 3  : Issues in Journalism, Journalism and Society et Writing for Journalists. Globalement, tous sont intéressants, plus que ceux du dernier semestre. Deux sont dispensés par Marina (ici, tout le monde appelle les profs par leur prénom..), une Grecque que j’avais déja avant. Eddie, un Vénézuélien, s’occupe de l’autre. Je suis déçue par rapport à ce dernier, je n’aime guère ces méthodes. Ainsi, mes sept heures de cours paraissent bien peu aux yeux de Français, mais ici, cela me fait beaucoup de boulot, de recherches à faire. J’ai déjà eu deux mini examens et je dois écrire deux disserts de 2,000 mots pour le 30 mars. Super.

Côté langues, je dois dire que je suis plus sereine lors des cours. En TD, je participe, je n’ai pas peur de faire répéter ou même de proposer mes idées. Les gens me comprennent, peu importe l’accent, peu importe les fautes. Et je les comprend aussi. Bien plus qu’auparavant. Je n’ai guère plus de problème majeur à comprendre des Anglais, Américains ou autres native-speakers. Les Ecossais me posent également moins de difficulté, sauf évidemment quand la personne a un accent à couper au couteau (celui de Glasgow par exemple) et parle super vite. Là, je dois mi prendre à deux (ou trois) fois.

Deuxièmement, les gens. J’ai fait pas mal de nouvelles rencontres. Américains, Grecs, Danois, Allemands, Espagnols… le mélange est plus varié que l’année dernière. L’ambiance est très festive. Hier soir, nous avons passé la soirée dans un pub pour la Saint-Patrick (le patron irlandais). C’était plus que marrant. L’ambiance est juste incroyable. La musique irlandaise, les inconditionnels chapeaux verts, les shots de baby guiness (guiness + whisky), etc. Evidemment, je n’aime ni la bière, ni le whisky, mais pour autant je me suis bien amusée. J’ai même réussi à piquer une guinness gonflée géante. S’ajoute à ça, le ballon d’hélium aux couleurs du drapeau US pris lors d’une soirée américaine passée au club.

J’essaye également de visiter le maximum d’endroits, car le temps passe très vite et je crains de ne pas pouvoir tout faire.   J’ai passé le WE dernier à Glasgow chez des cousins de Courtney. Hier, j’ai visité Perth, l’ancienne capitale d’Ecosse (les photos arrivent..). Du 20 au 22 avril, je vais à Stockholm avec ma coloc espagnole. Fin avril, j’essaye d’aller à Londres également avec Courtney. D’Edinburgh, le bus ticket coute 12 pounds… Certes, huit heures de bus mais quand on compare avec l’avion (100 pounds…). J’espère pouvoir tout faire.

J’essaye de poster quelque chose très vite!

Voici les photos de Perth.

Welcome back

Après presque huit semaines passées loin de Stirling, je suis revenue il y a déjà quatre jours. Je devais en principe, revenir le 5 février mais la neige a annulé mon vol et finalement, je n’ai pu embarqué que le 8. Bref, je n’ai pas de bol.

Quand je suis arrivée à la gare, Julia, Idun et Courtney m’attendaient gentiment sur le quai. Ma première impression fut un ressenti bizarre, de les revoir, de reparler anglais (c’est fou ce qu’on perd cette habitude…), de me retrouver ici. Mais je me suis rapidement sentie contente.

Bien sur, je suis un peu triste de ne pas revoir les gens que j’ai rencontré au premier semestre et qui n’étaient là que pour quelques mois. C’est un peu étrange de ne plus les croiser dans les couloirs et pour certains, de ne plus passer un seul instant avec eux. Je suis sure que nous nous reverrons en France, ou ailleurs.

Jeudi matin, j’ai rencontré ma nouvelle coloc (les quatre autres sont les mêmes qu’au dernier semestre). Elle est Allemande et s’appelle Mandina. Elle habitait dans un autre appart de notre résidence auparavant. J’avais déjà pu la croiser mais je ne la connaissais pas du tout. Elle a l’air plutôt sympa et marrante.

Hier, mes autres colocs sont arrivés. Ca fait plaisir de revoir tout le monde et de plus vivre dans un grand appart quasi seule. Ce weekend est celui de toutes les arrivées des étudiants internationaux et, moi qui espérait du changement.. il n’y a quasiment que des Américains! C’est plutôt étrange d’être la seule Française maintenant.. Bien sur, il y a Lucie encore, mais elle a la double nationalité british et french et son anglais est plus que bon. Anyway. Hier soir, nous sommes allés au pub, et une des Américaines est venue avec nous. Elle vient de l’Iowa (Midwest) et s’appelle Glenna.  Les autres préféraient aller en boite. On aura d’autres occasions de les rencontrer.

Mes cours ne commencent que la semaine du 20… J’ai donc le temps de m’y préparer un peu.

Sinon, ici le temps est tellement plus “chaud”, en comparaison avec les températures polaires en France… Il fait environ 5 degrés. Bien sur l’humidité est toujours aussi présente, mais c’est tellement agréable de ne plus geler sur place!

Hello France, Goodbye Scotland.

Here we are, trois mois et demi après mes premiers pas sur le sol écossais, je viens de finir ma valise et mon retour en France s’approche.

Et quelle expérience! Que de souvenirs, de rencontres enrichissantes, tant de choses apprises, … Le temps est passé à une vitesse folle. Je suis tellement contente qu’une place se soit libéré au dernier moment! J’aurais été tellement malheureuse de n’avoir pu vivre ça.

Je pense en avoir bien profiter. J’ai visité la majeure partie du pays et il me reste encore un autre semestre à effectuer dés février! Je suis allée plusieurs fois à Edinburgh, Glasgow, puis effectué un voyage de trois jours à travers les Highland (Nord ouest et centre) et finalement longé la côte Est jusqu’à Aberdeen et traversé le Centre du pays. Bref, tant de paysages découverts, de villages, de spots… Je n’imaginais même pas en voir autant en trois mois. Bien que le pays soit petit, il y a beaucoup de choses différentes à voir et à découvrir. Next year: j’aimerais essayer d’aller en Irlande, à l’extrême pointe Nord du pays et peut être à Londres. A voir.

Ma valise est presque bouclée, ma chambre rangée. Une amie est passée me voir toute à l’heure, en pleurs. Je dois avouer que je n’en mène pas large non plus… Je suis tellement contente que Julia, Courtney, Idun et Marina restent le semestre prochain, mais également triste de devoir dire au revoir à Alfred, Loïc et Anouk. J’ai lu quelque part que lors d’une expérience Erasmus, les amis que vous vous faîtes deviennent comme votre famille temporaire.. C’est plutôt vrai. Dire au revoir n’a jamais été ma spécialité, et je n’ai jamais apprécié ça. Je suis très contente de rentrer chez moi, de revoir mes amis, famille et Etienne. J’ai hâte de fêter Noël, de passer du temps chez moi, de retrouver ma voiture, mon chien (!!). Mais pour le moment, ma tête reste à Stirling, avec les gens qui sont devenus de vrais amis, qui m’ont accompagné durant ces trois mois. Je n’oublierais jamais cette sensation d’apprendre tous les jours sur différentes cultures, pays et façons de vivre. Je me sens plus mature, plus informée sur la notion d’ “international”. J’airéussi à me sentir chez moi ici. Je n’ai jamais été triste d’être à Stirling. Bien sur, j’ai eu quelques coups de blues, mais c’était plus en rapport avec Etienne et d’autres êtres manquants, et non en rapport avec les lieux.

Une page se tourne. Demain, mon avion relie une capitale à une autre à 14 heures, heure britannique. Etienne vient me chercher à Roissy à 17 heures heure française et après, plus de 4 heures de route nous attendent avant de voir “Bienvenue en Limousin”. J’ai hâte de nos retrouvailles et de retrouver mon autre chez moi. Le premier, le vrai. Mais pour le moment, mon coeur est serré à l’idée de séparations, de larmes et d’embrassades. Je suis comme coincée entre deux pays, deux langues. J’appréhende également le retour à la vie “normale”.

Quand il faut y aller…

Le premier chapitre de mon Erasmus s’achève. Deuxième round prévu début février. Avant ça, Noël, stage en Vendée et repos.

It was nice to meet you Scotland, hope to see you soon.

Trip to the Highland

Je n’ai absolument pas le temps d’actualiser ce blog, j’espère que lors du 2nd semestre, je serais plus assidue. Plus que 18 jours avant le retour en FRance, ça passe trop vite ! Quelle expérience … Je suis à la fois heureuse et triste de quitter Stirling, mais d”autant plus contente d’y revenir en février ! Mais avant cela, je voudrais partager les trois jours passés dans les Highlands. Déf : Les Highland sont une région composée de lacs que j’avais déjà pu découvrir en partie avec mes parents.  Avec d’autres étudiants, nous avions réservé sur internet trois jours à la découverte des Highlands du Centre’Ouest, et surtout de l’île de Skye, le MUST écossais.

18 novembre, 9 heures. Rendez vous est prévu à Stirling, aux pieds du Wallace Monument. Nous poireautons une demie heure dans la pluie, et finalement, un mini bus débarque. En sortent Danny, notre conducteur, guide et cuisinier pendant ces 3 jours, + un Canadien globetrotteur déjà trois tours du monde dans les pattes et deux Australiennes qui achèvent un tour d’Europe. Avec “seulement” huits pays déjà visités à mon compte, franchement ça fait envie. Le premier contact est bon, ils ont l’air sympa. L’ambiance est bonne.

La première étape est à Stirling, au Wallace Monument. L’ascension est rude à cette heure matinale, mais la vue est toujours aussi magnifique. Danny commence son speech à travers l’Histoire écossaise. Et là, surprise, un “fuck” ponctue littéralement son discours et une cigarette accompagne ses propos. Root, vulgaire, mais hyper calé. Le voyage promet d’être épique.
Après cela, le voyage commence vraiment. Nous prenons la route vers le Nord-Ouest. Doune, Callander, Queen Elisabeth Forest, pour le moment rien de nouveau pour moi. La route est trempée, les virages serrés et la conduite… sportive. Au bout d’une heure, certains lui demandent de ralentir. Je prie mentalement pour ne pas être malade. “Jusque là tout va bien”. Pause déjeuner aux pieds de cascades, dans un village qui me fait penser aux Saisies, où l’on passait nos vacances d’hiver avec mes parents. La route reprend, le timing est serré. Malheureusement, le temps est pourri. Chacun de nos arrêts est gâché par le pluie, mais nous apercevons tout de même Glencoe, l’un des sommets écossais et le Ben Nevis (le plus haut du UK). Nous nous arrêtons dans l’après midi à un endroit où les militaires écossais s’entrainaient avant les combats lors de la 2nde guerre mondiale. Le lieu est fantomatique. Désertique, humide et caillouteux, on imagine parfaitement pourquoi le lieu a été choisi. Un monument aux morts est érigé, et des photos de soldats morts en Afghanistan et en Irak sont affichés. Certains sont plus jeunes que moi. Glauque. La route reprend. A 4 heures, la nuit tombe déjà … Nous arrivons au Eilean Donan Castle, l’un des châteaux visuellement le plus connu. Malgré la nuit, le spot est magnifique. Situé aux bords d’un loch, la demeure est imposante. Danny calme notre émerveillement quand il révèle que la demeure a été entièrement reconstruite en … 1928 (!) après des siècles d’abandon.

La journée s’achève après des course effectuées par Danny lui même pour notre dîner et l’arrivée à notre auberge de jeunesse. On ne voit rien à plus de deux mètres, mais nous apprenons que nous sommes à quelques miles du pont reliant l’Ecosse à Skye. Les lieux sont tenus par deux types et une femme, plutôt relax et chaleureux. Les blagues salaces fusent, la bière sort des sacs. Ambiance détendue. Tout le monde est plutôt fatigué et la cheminée est bien reçue. 🙂 Après la pluie de la journée, un bon feu fait le plus grand bien.

Lendemain, décollage à 9 heures de nouveau. Et là surprise. A cause de la nuit, la veille, nous n’avions même pas vu où nous étions réellement. L’auberge est située aux bords d’un immense loch, entouré de montagnes. MAGNIFIQUE ! Direction : isle of Skye ! Le temps reste plutôt calme toute la matinée, mais se dégrade largement toute l’après midi. Un vrai déluge + un froid prenant ! Malgré ça, le lieu est époustouflant. Situé au large de l’Atlantique, Skye est désertique. Kubrick y a tourné “2001” car il y trouvait une ressemblance avec Mars… Rouge, orange mais aussi vert, l’île est magnifique. A VOIR ABSOLUMENT en cas d’escapade écossaise.

Le soir, retour à la même auberge, trempés et crevés, mais des souvenirs pleins la tête. Le diner se compose du célèbre haggis. Le plat national typique, composé de boyaux de moutons remplis d’une espèce de farce. Comme ça ça a l’air franchement dégueu, mais au final c n’est pas trop le cas. Je pense que ça ressemble aux plats français, composés d’abats. Hyper fort au goût.

Le dimanche et dernier jour, nous prenons la direction d’Inverness, ville moyenne mais la plus importante des Highlands. Seul cinéma à des centaines de miles, seul supermarché, seul concessionnaire automobile. Bref, le centre de la région. La ville est charmante, très jolie, avec beaucoup d’églises médiévales et un château. Malheureusement, nous ne nous y arrêtons pas et prenons (étrange choix touristique) la direction d’un champ de bataille english vs scottish datant du XVIIIe.

La suite est le point incontournable pour tout touriste qui se respecte.Le Loch Ness. J’avais entendu plus ou moins des remarques négatives, du genre “ça ne vaut pas le coup, on ne voir rien”. Effectivement, si vous vous attendez à voir Nessie, la déception sera au rendez vous. Mais sinon, j’ai trouvé ça superbe. Le loch est immense (24 miles env.) et bonne nouvelle, le soleil avait décidé de pointer son nez. La brume sur le Loch, le soleil, le calme, vraiment le lieu est magnifique et vaut le coup d’oeil. Evidemment, le tout est ponctué d’attrapes touristes, avec des statues du monstre, et des boutiques de touriste, mais par chance, notre guide déteste ça et préfère faire découvrir le vrai visage de son pays. Aux bords du Loch Ness, se trouve un château entièrement en ruines mais qui colle parfaitement au décor.

Le reste du voyage correspond à la route vers le Sud et Stirling. Nous sommes entourés de châteaux en ruine, de montagnes. Dernier arrêt pour admirer des chutes d’eau. Nous arrivons à Stirling à 18 heures. Le voyage fut fatiguant, mais les Highlands sont définitivement la partie la plus jolie du pays. Il n’y a personne, c’est relaxant, apaisant. J’y reviendrais au printemps, en espérant un temps plus clément.

Les photos.

This slideshow requires JavaScript.