“Oban ->Mull -> Iona”

Le matin du 2e jour (très biblique comme début..), le réveil fut pour le moins douloureux. La pendule affiche 5h20. Pour cause, nous devions prendre un ferry à 7 heures. Première surprise: la lumière est aussi claire qu’en pleine journée. Au menu: scones (i’m going to miss it so much), coffee and toasts.

Le ferry décolle à l’heure. Direction: Mull. Cette île fait partie de l’archipel des Hébrides intérieures, situées à l’Ouest de l’Ecosse. Après Skye, elle est la plus grande et la plus peuplée (2,700 habitants et autant de moutons). Le trajet dure environ 45 minutes. Le temps nous est toujours favorable, malgré un vent plutôt froid. Sitôt arrivés, nous prenons la route pour l’extrême Ouest de l’île, où un 2e ferry nous attend pour Iona.

Nous avons tout de même eu le temps de faire une petite balade le long des falaises de Mull. Et là.. miracle.. des phoques! Nous n’avons pu que les entre-apercevoir, nous les avons surtout entendues. Fabuleux. Danny nous a expliqué que les dauphins, phoques et baleines sont répandus sur la côte. Evidemment, rien à voir avec les mammifères marins de la Méditerranée. Les dauphins sont plus petits et gris/tachetés de blanc. Un autre cliché sur l’Ecosse, envolé en quelques secondes.

Arrivés à Fionnphort, le port reliant Mull à Iona, 2e surprise: la couleur de l’eau. Jusqu’alors, la teinte de l’océan Atlantique était semblable à celle de Charente-Maritime (un bleu-gris verdâtre selon le temps). Ici, rien de tout ça. Un bleu turquoise identique à la Méditerranée. La traversée dure à peine 10 minutes. Les voitures sont interdites, hormis pour les locaux. Pour cause: Iona est minuscule. Quelques miles de long, à peine 1 de large. Une unique route en fait le tour. Pour le reste, à vos cannes!  Mais quel endroit! Assurément l’un de mes préférés. Absolument MAGNIFIQUE! Je recommande l’île à quiconque pose les pieds en Ecosse.

L’unique monument de l’île est l’abbaye. Construite au XIIIe siècle, elle est entièrement rénovée et est toujours utilisée. Haut lieu historique, une partie des rois écossais y ont été enterrés, de là, une grande partie du pays a été évangélisé. Ceux pour qui le blabla religieux n’importe peu, le bâtiment est très beau. Il est situé à quelques dizaines de mètres de l’eau, et offre un beau panorama sur la côte opposée de Mull.

Après cela, nous avons escaladé le plus haut point de l’île pour avoir un aperçu de la topographie. Une fois de plus, la vue est splendide. Les plages Nord et Ouest sont blanches, l’eau bleue turquoise. La pointe Sud est plus sauvage. On se rend compte à quel point l’île est étroite. Quelques maisons, une dizaine au total. A peine 100 personnes vivent ici. Il n’y a qu’une école maternelle et un magasin d’alimentation. En hiver, la population doit se sentir bien isolée. Et encore plus, par temps mauvais, lorsqu’aucun ferry ne bouge du port.

Pique-niquer en haut de cette colline confère le sentiment d’être assurément privilégié. Après cela, nous n’avons pu résister à l’appel des plages paradisiaques. Personne ne s’est baigné (nous sommes en Ecosse au mois de mai tout de même!), mais quelques courageux ont trempé leurs pieds. Une heure à se prélasser au soleil, sur ces plages ultra-protégées: un régal.

A 15 heures, nous avons repris le ferry en chemin inverse. Puis une heure de route pour embarquer pour la 2e traversée jusqu’à Oban. Après un court arrêt au supermarché pour le dîner, Danny nous a conduit sur les hauteurs du port. Une vue imprenable sur la baie (“oban” en gaélique). Là, une réplique miniature du Colisée de Rome. Si, si! L’oeuvre inachevée d’un banquier égocentrique au 19e. Pas très esthétique tout ça, mais le centre fleuri sauve quelque peu le tout.

Malgré la fatigue, après le dîner, nous sommes allés boire un cider dans un pub. Durant ce week-end, avait lieu le Festival des Highlands. De la musique traditionnelle à chaque coin de rue. Au pub, un violoniste et un guitariste ont fait le show. La musique tradi a vraiment son charme, et se rapproche des musiques plus connues pour nous Frenchies, de celles de l’Irlande.

A minuit, tout le monde s’est écroulé. Les sacs pleins de sable, les joues rougies par le soleil et le vent. L’esprit encore à Iona et ses plages fabuleuses.

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