Hello France, Goodbye Scotland.

Here we are, trois mois et demi après mes premiers pas sur le sol écossais, je viens de finir ma valise et mon retour en France s’approche.

Et quelle expérience! Que de souvenirs, de rencontres enrichissantes, tant de choses apprises, … Le temps est passé à une vitesse folle. Je suis tellement contente qu’une place se soit libéré au dernier moment! J’aurais été tellement malheureuse de n’avoir pu vivre ça.

Je pense en avoir bien profiter. J’ai visité la majeure partie du pays et il me reste encore un autre semestre à effectuer dés février! Je suis allée plusieurs fois à Edinburgh, Glasgow, puis effectué un voyage de trois jours à travers les Highland (Nord ouest et centre) et finalement longé la côte Est jusqu’à Aberdeen et traversé le Centre du pays. Bref, tant de paysages découverts, de villages, de spots… Je n’imaginais même pas en voir autant en trois mois. Bien que le pays soit petit, il y a beaucoup de choses différentes à voir et à découvrir. Next year: j’aimerais essayer d’aller en Irlande, à l’extrême pointe Nord du pays et peut être à Londres. A voir.

Ma valise est presque bouclée, ma chambre rangée. Une amie est passée me voir toute à l’heure, en pleurs. Je dois avouer que je n’en mène pas large non plus… Je suis tellement contente que Julia, Courtney, Idun et Marina restent le semestre prochain, mais également triste de devoir dire au revoir à Alfred, Loïc et Anouk. J’ai lu quelque part que lors d’une expérience Erasmus, les amis que vous vous faîtes deviennent comme votre famille temporaire.. C’est plutôt vrai. Dire au revoir n’a jamais été ma spécialité, et je n’ai jamais apprécié ça. Je suis très contente de rentrer chez moi, de revoir mes amis, famille et Etienne. J’ai hâte de fêter Noël, de passer du temps chez moi, de retrouver ma voiture, mon chien (!!). Mais pour le moment, ma tête reste à Stirling, avec les gens qui sont devenus de vrais amis, qui m’ont accompagné durant ces trois mois. Je n’oublierais jamais cette sensation d’apprendre tous les jours sur différentes cultures, pays et façons de vivre. Je me sens plus mature, plus informée sur la notion d’ “international”. J’airéussi à me sentir chez moi ici. Je n’ai jamais été triste d’être à Stirling. Bien sur, j’ai eu quelques coups de blues, mais c’était plus en rapport avec Etienne et d’autres êtres manquants, et non en rapport avec les lieux.

Une page se tourne. Demain, mon avion relie une capitale à une autre à 14 heures, heure britannique. Etienne vient me chercher à Roissy à 17 heures heure française et après, plus de 4 heures de route nous attendent avant de voir “Bienvenue en Limousin”. J’ai hâte de nos retrouvailles et de retrouver mon autre chez moi. Le premier, le vrai. Mais pour le moment, mon coeur est serré à l’idée de séparations, de larmes et d’embrassades. Je suis comme coincée entre deux pays, deux langues. J’appréhende également le retour à la vie “normale”.

Quand il faut y aller…

Le premier chapitre de mon Erasmus s’achève. Deuxième round prévu début février. Avant ça, Noël, stage en Vendée et repos.

It was nice to meet you Scotland, hope to see you soon.

Trip to the Highland

Je n’ai absolument pas le temps d’actualiser ce blog, j’espère que lors du 2nd semestre, je serais plus assidue. Plus que 18 jours avant le retour en FRance, ça passe trop vite ! Quelle expérience … Je suis à la fois heureuse et triste de quitter Stirling, mais d”autant plus contente d’y revenir en février ! Mais avant cela, je voudrais partager les trois jours passés dans les Highlands. Déf : Les Highland sont une région composée de lacs que j’avais déjà pu découvrir en partie avec mes parents.  Avec d’autres étudiants, nous avions réservé sur internet trois jours à la découverte des Highlands du Centre’Ouest, et surtout de l’île de Skye, le MUST écossais.

18 novembre, 9 heures. Rendez vous est prévu à Stirling, aux pieds du Wallace Monument. Nous poireautons une demie heure dans la pluie, et finalement, un mini bus débarque. En sortent Danny, notre conducteur, guide et cuisinier pendant ces 3 jours, + un Canadien globetrotteur déjà trois tours du monde dans les pattes et deux Australiennes qui achèvent un tour d’Europe. Avec “seulement” huits pays déjà visités à mon compte, franchement ça fait envie. Le premier contact est bon, ils ont l’air sympa. L’ambiance est bonne.

La première étape est à Stirling, au Wallace Monument. L’ascension est rude à cette heure matinale, mais la vue est toujours aussi magnifique. Danny commence son speech à travers l’Histoire écossaise. Et là, surprise, un “fuck” ponctue littéralement son discours et une cigarette accompagne ses propos. Root, vulgaire, mais hyper calé. Le voyage promet d’être épique.
Après cela, le voyage commence vraiment. Nous prenons la route vers le Nord-Ouest. Doune, Callander, Queen Elisabeth Forest, pour le moment rien de nouveau pour moi. La route est trempée, les virages serrés et la conduite… sportive. Au bout d’une heure, certains lui demandent de ralentir. Je prie mentalement pour ne pas être malade. “Jusque là tout va bien”. Pause déjeuner aux pieds de cascades, dans un village qui me fait penser aux Saisies, où l’on passait nos vacances d’hiver avec mes parents. La route reprend, le timing est serré. Malheureusement, le temps est pourri. Chacun de nos arrêts est gâché par le pluie, mais nous apercevons tout de même Glencoe, l’un des sommets écossais et le Ben Nevis (le plus haut du UK). Nous nous arrêtons dans l’après midi à un endroit où les militaires écossais s’entrainaient avant les combats lors de la 2nde guerre mondiale. Le lieu est fantomatique. Désertique, humide et caillouteux, on imagine parfaitement pourquoi le lieu a été choisi. Un monument aux morts est érigé, et des photos de soldats morts en Afghanistan et en Irak sont affichés. Certains sont plus jeunes que moi. Glauque. La route reprend. A 4 heures, la nuit tombe déjà … Nous arrivons au Eilean Donan Castle, l’un des châteaux visuellement le plus connu. Malgré la nuit, le spot est magnifique. Situé aux bords d’un loch, la demeure est imposante. Danny calme notre émerveillement quand il révèle que la demeure a été entièrement reconstruite en … 1928 (!) après des siècles d’abandon.

La journée s’achève après des course effectuées par Danny lui même pour notre dîner et l’arrivée à notre auberge de jeunesse. On ne voit rien à plus de deux mètres, mais nous apprenons que nous sommes à quelques miles du pont reliant l’Ecosse à Skye. Les lieux sont tenus par deux types et une femme, plutôt relax et chaleureux. Les blagues salaces fusent, la bière sort des sacs. Ambiance détendue. Tout le monde est plutôt fatigué et la cheminée est bien reçue. 🙂 Après la pluie de la journée, un bon feu fait le plus grand bien.

Lendemain, décollage à 9 heures de nouveau. Et là surprise. A cause de la nuit, la veille, nous n’avions même pas vu où nous étions réellement. L’auberge est située aux bords d’un immense loch, entouré de montagnes. MAGNIFIQUE ! Direction : isle of Skye ! Le temps reste plutôt calme toute la matinée, mais se dégrade largement toute l’après midi. Un vrai déluge + un froid prenant ! Malgré ça, le lieu est époustouflant. Situé au large de l’Atlantique, Skye est désertique. Kubrick y a tourné “2001” car il y trouvait une ressemblance avec Mars… Rouge, orange mais aussi vert, l’île est magnifique. A VOIR ABSOLUMENT en cas d’escapade écossaise.

Le soir, retour à la même auberge, trempés et crevés, mais des souvenirs pleins la tête. Le diner se compose du célèbre haggis. Le plat national typique, composé de boyaux de moutons remplis d’une espèce de farce. Comme ça ça a l’air franchement dégueu, mais au final c n’est pas trop le cas. Je pense que ça ressemble aux plats français, composés d’abats. Hyper fort au goût.

Le dimanche et dernier jour, nous prenons la direction d’Inverness, ville moyenne mais la plus importante des Highlands. Seul cinéma à des centaines de miles, seul supermarché, seul concessionnaire automobile. Bref, le centre de la région. La ville est charmante, très jolie, avec beaucoup d’églises médiévales et un château. Malheureusement, nous ne nous y arrêtons pas et prenons (étrange choix touristique) la direction d’un champ de bataille english vs scottish datant du XVIIIe.

La suite est le point incontournable pour tout touriste qui se respecte.Le Loch Ness. J’avais entendu plus ou moins des remarques négatives, du genre “ça ne vaut pas le coup, on ne voir rien”. Effectivement, si vous vous attendez à voir Nessie, la déception sera au rendez vous. Mais sinon, j’ai trouvé ça superbe. Le loch est immense (24 miles env.) et bonne nouvelle, le soleil avait décidé de pointer son nez. La brume sur le Loch, le soleil, le calme, vraiment le lieu est magnifique et vaut le coup d’oeil. Evidemment, le tout est ponctué d’attrapes touristes, avec des statues du monstre, et des boutiques de touriste, mais par chance, notre guide déteste ça et préfère faire découvrir le vrai visage de son pays. Aux bords du Loch Ness, se trouve un château entièrement en ruines mais qui colle parfaitement au décor.

Le reste du voyage correspond à la route vers le Sud et Stirling. Nous sommes entourés de châteaux en ruine, de montagnes. Dernier arrêt pour admirer des chutes d’eau. Nous arrivons à Stirling à 18 heures. Le voyage fut fatiguant, mais les Highlands sont définitivement la partie la plus jolie du pays. Il n’y a personne, c’est relaxant, apaisant. J’y reviendrais au printemps, en espérant un temps plus clément.

Les photos.

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