Already, 3 weeks in Stirling’s area

Bientôt trois semaines que j’ai entamé mon expérience Erasmus. Déjà, beaucoup de souvenirs et d’expériences nouvelles. J’ai l’impression d’être arrivée hier, mais également il y a des mois ! Par cela, je veux dire que le temps passe très vite, du fait que je sois très occupée, mais j’ai déjà mes habitudes et ma petite routine d’installée.

Concernant les cours, je commence petit à petit à m’y faire. C’est toujours dur de comprendre les étudiants écossais (quel accent !), mais je fais de gros efforts de concentration et je n’hésite pas à leur dire (gentiment) de parler doucement … Premier constat : ils sont très gentils, patients et très accessibles. Mais la barrière de la langue est encore difficile à franchir … Et mine de rien, cela freine vraiment l’aptitude à crée des liens avec des gens. Ma prof grecque est très sympa avec moi et n’hésite pas à me demander personnellement si je comprend bien tout ce qu’elle explique. Si je me souviens bien, l’an dernier, certains profs de Tours n’interrompaient pas leur cour pour les étudiants internationaux … C’est vrai qu’à Stirling, il y a beaucoup d’étudiants étrangers, ils doivent avoir l”habitude, bien que dans deux de mes cours, je sois la seule non bilingue (et encore BIEN loin de l’être !). J’ai toujours du travail (des chapitres entiers à lire avant chaque cours, des TD à préparer), mais c’est très intéressant et nouveau pour moi.

Les études de journalisme ici n’ont rien à voir avec les miennes à Tours. Ils ont quatre ans pour préparer leur diplôme (contre trois pour nous) et l’approche est totalement différente. La plupart de leurs matières se rapprochent de l’information-communication et des genres journalistiques. Ils sont beaucoup plus confrontés à réfléchir sur leur futur métier, en comprendre les différents aspects, critiques et problèmes. Nous ne faisons que rarement ça à Tours. Mais, à côté de ça, ils n’ont aucune matière de culture générale ! Ni droit de la presse, ni géopolitique, ni langues obligatoires. Après tout, ils parlent déjà la deuxième langue mondiale, pourquoi en apprendre d’autres? Ils peuvent choisir d’autres modules sans aucun rapport avec le journalisme, mais cela est du travail en plus, et donc, ils ne le font pas. Autre étonnante différence : ils ne pratiquent pas ou peu le métier. Ils n’ont aucun stage obligatoire et n’écrivent que peu d’articles. Par exemple, j’ai un cour appelé “Advanced reporting” de dernière année, où l’on doit concrètement écrire plusieurs reportages sous un même angle global. Pour cela, nous avons visité et rencontré le rédacteur en chef du journal local “Stirling Observer”, et la plupart des étudiants effectuaient leurs premiers pas dans une rédaction. On doit même écrire un papier sur ce qu’on pense de la rédaction, si on s’attendait à ça ou pas, ect. Je ne sais pas ce que je peux dire, car c’est juste une rédaction comme une autre ! Bref, leur stratégie d’études est simplement différente de la notre.

Concernant le basket, je n’ai jamais eu autant l’impression de passer ma vie sur un terrain … Trois entraînements par semaine plus un match, Oh my god ! Je suis crevée, mais je compte bien perdre les kilos pris lors de l’arrêt du tabac 🙂 ! Je suis tellement contente d’avoir arrêtée, car j’en bave déjà assez physiquement lors de l’entrainement physique du vendredi matin. En plus, un paquet coûte jusqu’à 10 euros ici… Premier match, mercredi prochain contre l’université de Glasgow ! Dimanche soir, l’intégration des nouvelles dans l’équipe est organisée par les anciennes. Je flippe un peu, car même si elles sont très sympas avec moi, j’ai vraiment du mal à réellement discuter avec elles. J’ai peur d’être exclue lors de la soirée. En plus, on doit porter un T shirt blanc et des chaussures de sport. J’espère qu’on ne va pas devoir courir dans les rues, ou encore picoler? Je n’ai envie ni de l’un, ni de l’autre. Le whisky écossais a le même goût que son cousin français. Horrible. La bière est plutôt bonne par contre.

Lundi a eu lieu la rentrée de mes collègues tourangeaux (il était temps ! ^^), et je dois avouer que ça me fait bizarre. Le temps est passé tellement vite. Ces deux années à Tours ont été les meilleures sur le plan scolaire, et j’espère réellement repasser à Tours en janvier, faire un petit coucou… Mais je ne regrette pas une seconde d’être en Ecosse. Je suis vraiment heureuse de ce que je découvre ! Même si certaines personnes (enfin une en particulier) me manquent beaucoup, je suis vraiment très heureuse ici. Mes parents viennent me voir dans un mois, je suis contente ! Je tisse des liens avec des gens issus de pays que je connais absolument pas. Idun de Norvège, Courtney d’Hawaii (!!) et bien sur Julia d’Allemagne m’ont déjà proposé de leur rendre visite après Stirling. J’espère vraiment avoir le temps, j’ai déjà hâte !

Prochain article la semaine prochaine.

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End of the first week.

La première semaine de vrais cours vient de s’achever pour moi. Elle est vraiment passée très vite, car je suis un peu débordée. Entre les cours, les livres à lire (enfin plutôt à comprendre), les courses et le peu de temps libre, je n’ai pas une minute à moi !

J’ai eu mes premiers entraînements de basket également cette semaine. Le premier a eu lieu lundi (de 19 à 20h30) et s’est bien passé. Nous étions une trentaine de filles, dont la moitié n’avait jamais touché un ballon de leur vie… C’était plutôt marrant d’ailleurs. La présidente du club, Emma, voulait juste voir comment nous jouons afin de décider qui joue dans la première ou la deuxième équipe. Et…. (roulements de tambour)… je suis dans la première ! Assez surprenant, mais je suis contente ! Je vais jouer des matchs tous les mercredis contre d’autres université écossaises. Première rencontre fixée le 5 octobre contre Glasgow… Hâte d’y être ! En tout, il y a deux entraînements par semaine, plus un entrainement de physique (tout ce que j’aime…) le vendredi de 8 heures à 10 heures. J’ai donc eu le plaisir de me lever à 7 heures ce matin pour aller courir et shooter pendant deux heures. Au final, je suis épuisée. Le centre de sports de la fac est juste hallucinant ici. Il y a une piscine olympique, deux gymnases, une immense salle de fitness/muscu, deux ou trois terrains de football/rugby/football américain, plus des terrains de foot extérieur en surface synthétique, des courts de tennis, etc…. L’endroit est juste hallucinant. Tout est neuf, moderne. Les vestiaires ont des douches individuelles. Il y a même plusieurs restaurants dans les bâtiments. Un Ecossais m’a dit que Stirling est réputée pour les études de sport,maintenant je comprend pourquoi !

Concernant les cours, je dois avouer que c’est assez dur pour moi de réellement suivre et comprendre ce qu’il se dit. Dans un de mes modules, je dois trouver un sujet à traiter (assez large pour trouver différents angles) et écrire un synopsis d’enquête pour jeudi prochain… Je n’ai aucune idée de ce que je peux trouver. Avec Marina, ma coloc espagnole qui est avec moi dans ce cour, nous allons cet après-midi chercher un sujet chacune dans les pubs, la ville et tenter de prendre la température et de trouver un vrai sujet ! Le stress est bel et bien présent. Quand on ne connait ni la ville, ni le pays et qu’on ne parle pas la langue, c’est un véritable challenge de réussir ça ! Pour les autres cours, c’est plus “facile”. Je dois juste lire des textes, les comprendre, même si cela me prend un temps considérable à faire ! Je comprend maintenant pourquoi les étudiants d’ici n’ont que trois cours par semestre.

Ce soir, il y a une fête d’anniversaire pour une Française qui habite dans l’appartement d’en dessous. Ca devrait être sympa, et je dois cuisiner quelque chose (aie, aie, aie!). Pour mon second samedi à Stirling, nous devions aller visiter à Glasgow, mais tout le monde est plus ou moins fauché, donc nous allons rester à Stirling et tenter de découvrir la ville où nous allons passer les prochains mois.

See you.

Welcome to Edinburgh ….

Samedi, avec huit étudiants étrangers (dont cinq Français…), nous avons décidé d’aller à Edimbourg. Il y avait une offre spéciale pour ce weekend, seulement 4 pounds pour l’aller retour. Nous avons donc pris le bus à la gare de Stirling et voyagé pendant une heure environ. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre avant de visiter la ville, il s’agit de la capitale mais j’avais lu dans un guide que c’était une ville plus petite que ses homologues européennes. Et ce que nous avons découvert nous a tous surpris. Cette ville est M A G N I F I Q U E ! Elle est plutôt grande, très british au niveau de l’architecture (on dirait que nous sommes dans un film d’Harry Potter ^^), une rivière qui la traverse, des dizaines d'”églises toutes plus belles que les autres, des musées, beaucoup de monde dans les rues, des immenses magasins, des parcs très verdoyant (l’herbe ici semble iréelle, tellement elle est verte). Dès notre arrivée vers 11 heures, nous avons décidé d’aller prendre un café afin de décider quelle partie nous voulions visiter. Le café était très cosy, avec une décoration spéciale (un peu le style de Mamie Bigoude à Limoges), très kitsch, mais dans un bon sens.

Après réflexion : nous avons décidé d’aller voir Calton Hill. Il s’agit d’une colline d’Edimbourg sur laquelle des monuments sont installés. Ils sont dans les photos que je poste. Ils ressemblent à des monuments antiques (les grandes colonnes) mais datent tous du XIXe siècle, en l’honneur de soldats morts notamment dans les guerres napoléoniennes. La vue est splendide depuis la colline. D’un côté, nous pouvons voir la mer et de l’autre, des montagnes. Nous avons bien débuté la journée !

Après ça (nous y avons passé deux heures tout de même, tellement il y a de choses à voir, de photos à prendre), nous avons décidé qu’il était temps de déjeuner. Tout le monde (excepté Julia qui est végétarienne) voulait goûter des fish and chips (LE plat traditionnel composé de poisson fri et de frites). Nous sommes donc entrés dans un restaurant, qui ne semblait pas trop dégueu. Mauvaise surprise : au moment de manger, le fish and chips en question était composé d’un morceau de poisson pané dégueu et de quelques frites. Tout ça pour 8 pounds ! On ne pense pas que c’était un vrai fish and chips écossais. A retenter peut être à Stirling.

Nous nous sommes baladés dans les rues ensuite et avons découvert des choses un peu curieuses. Tous les patés de maison, il y a un Écossais en kilt (of course!) qui joue de la cornemuse. Il y a donc tout le temps de la musique dans les rues ! Cela donne une ambiance très particulière, très scottish, mais très agréable. Nous sommes rentrés dans la cathédrale de Saint Giles (surement la plus grande), et elle est magnifique ! Il y avait même un mariage dedans. Tous les hommes ne portent pas de costume mais des kilts ! Des kilts classes tout de mêmes, avec des chaussettes hautes et des chaussures habillées. Evidemment, nous n’avons pas pu manquer de demander à un gars en kilt, s’ils portent réellement quelque chose dessous … Et tous répondent la même chose : “There is the future of Scotland”/ Il y a l’avenir de l’Ecosse”. Une bonne blague en somme, mais vraiment ils tiennent réellement à garder le secret et entretenir le mythe. Ce que je comprend. Nous sommes allés au château d’Edimbourg, qui est très impressionnant, mais malheureusement l’entrée coûte 15 pounds… Près de 20 euros ! Je me demande comment les Britanniques peuvent payer aussi cher pour visiter tous leurs châteaux ! Nous ne l’avons donc pas visité, mais peut être une prochaine fois.

Nous sommes allés dans un magasin incroyable après cela. L’enseigne est spécialisé dans les vêtement vintage. Vraiment vintage. On peut y trouver tout et n’importe quoi, de vêtements du XIXe siècle (déjà portés), à ceux de la guerre, ou des années 50, 60, etc. C’est vraiment impressionnant. Et c’est plutôt bon marché. Nous avons donc essayé des chapeaux ,des habits sortis d’autres époques. Certaines pièces sont très dures à porter, mais on peut réellement dénicher de bons plans. Ce n’est pas vraiment mon genre, donc je n’ai rien acheté (quel miracle, je n’ai encore rien acheté du tout depuis mon arrivée!).

Après cela, nous nous sommes dirigés vers la gare afin de reprendre le bus, et comme nous avions du temps à tuer, nous nous sommes allongés dans un parc très sympa. Il y avait du soleil, pas de pluie depuis quelques heures. Agréable moment. Ville magnifique. Super journée.

PS : Le soir, nous sommes allés à une fête à l’université. Juste horrible. On se serait cru dans un lycée américain, entourées d’adolescents ivres, habillés très vulgairement. Tout ça pour 6 pounds. Welcome to Scotland.

 

Day next : first class and bus tour

Jeudi, j’ai ENFIN pu être enregistrée et avoir accès à mes cours. J’en ai donc trois  (ici, ils parlent de “module”) pour ce semestre : Analyzing of the language of news, introduction to journalism studies et Advanced reporting.

J’ai eu mon premier module, jeudi après midi, en Analyzing the …. et il s’est plutôt bien passé. Je pense être la seule étudiante Erasmus pour ce module, mais la professeur est grecque, donc très facilement compréhensible. J’ai pu donc comprendre à peu près tout le cours, et même prendre des notes en anglais (^^). Le cours est un mélange d’info com et de sociologie, mais il aborde des nouveaux points pour moi, ce qui est donc intéressant. Ce cour est une “lecture”, une sorte de CM. La prof énumère son cours depuis un powerpoint, comme à la fac, mais en plus nous devons nous référer (et lire avant le cour) des extraits d’articles et de livres. Le point positif est qu’elle a préparé tous ces extraits et nous les donne avant la classe. Point négatif : cela coûte 10 pounds. Impossible toutefois d’y échapper. Je trouve ça vraiment impressionnant de devoir payer pour avoir accès à tous les livres et extraits relatifs au cour. En France, je pense que c’est inimaginable. Bref, la prof est sympa avec moi, donc je croise les doigts pour réussir ce module.

Seulement trois modules peuvent paraître dérisoire, mais c’est assurément assez ! Pour mes trois modules, j’ai environ des dizaine de chapitres à lire, des dissertations à rendre (huit en tout je crois), plus de la recherche et de la documentation. Je crains déjà de ne pas réussir cela, mais bon wait and see.

Mercredi, un tour en bus de la ville nous a été proposé, afin de découvrir les monuments, les ruelles. Et pour la première fois, nous avons participé à quelque chose gratuitement ! Ca parait impressionnant de dire ça, mais ici, il faut payer pour tout. Excepté pour le docteur et les médicaments, en fait. J’ai été malade pendant deux jours, et j’ai dû voir un médecin (il y a un centre médical sur le campus). J’ai compris tout ce qu’il a dit, et il était très sympa. Je n’espère pas devoir le revoir de nouveau, mais c’est toujours bon à savoir au cas où.

Le tour en bus nous a conduit dans les environs de la ville. Nous avons pu découvrir un monument érigé en l’honneur de Robert the Bruce (THE roi écossais), un village appelé Dunblane, qui a une cathédrale très jolie (cf.photos), le château de Stirling (15 pounds l’entrée….). Le point de vue depuis le château (logiquement posté sur une colline) est magnifique. On se rend compte que Stirling est placé au milieu d’une vallée et est entouré de collines toutes vertes ! C’est très joli. Nous n’avons pas encore visité l’intérieur à cause du prix, mais nous sommes un peu obligés de le faire, car c’est le monument principal de la ville. Nous n’avons malheureusement pas pu aller au Wallace monument, l’autre monument de la ville. Il s’agit d’une tour (semblable pour moi à celle de Sauron dans le Seigneur des anneaux), erigée en l’honneur de William Wallace, l’Ecossais le plus connu dans le pays. Mel Gibson lui a consacré un film “Braveheart”, mais sans surprise, le film est très américanisé et ne respecte pas vraiment l’histoire réelle…

Les photos du tour en ville sont juste en haut de page.

Day 3 Mobile phone, bank account and co.

Pour mon troisième jour en Ecosse, la pluie est encore et toujours présente. Hier soir, un arbre est même tombé sur l”université à cause du vent! Il va vraiment falloir que je m’y habitue. Mes colocs et moi même sommes allés ensemble à l’université ce matin pour une énième réunion concernant les étudiants internationaux. Il s’agissait surtout de nous expliquer comment le système universitaire britannique fonctionne. Ce n’est pas très différent de son homologue français, il y a des lectures (semblables aux CM), et des tutorials/seminars, qui se rapprochent des TDs. Evidemment, nous (les étudiants internationaux), craignons tous ces cours. La peur de la langue et surtout de l’accent … Je pense (du moins je l’espère), que nous allons nous habituer à cela, mais la période d’entre deux risque d’être difficile.

“Marion est un boulet”, saison 1, épisode 1 : Hier, j’ai reçu un mail de l’un de mes professeurs, me disant que je devais, pour préparer mon premier cour, réaliser un reportage … télévisé de deux minutes … ! Et oui, j ‘ai bien choisi malencontreusement un cours de télé au lieu de multimédia, comme je le croyais … Antonin, si tu lis ça, ne ris pas et pense à notre fabuleuse session télé sur les courses de Noël à Tours. Evidemment, je ne peux pas assister à un cours comme cela. Cela n’a rien à voir avec ma licence et je n’aime pas ça non plus. Heureusement que ma prof d’anglais à Tours a bien signé ma fiche de cours et n’a bien sur rien dit à ce propos. Elle ne doit même pas savoir que je suis en spé presse écrite. Bref. Je dois changer de cours et en trouver d’autres, mais je ne sais pas lesquels choisir. J’en ai choisi deux nouveaux, je verrai bien ce qu’ils me répondent.

J’ai également acheté mon premier UK téléphone ! C’est bien la seule chose qui semble moins chère qu’en France… Je l’ai payé 10 pounds, et c’est un modèle tout simple. Cela va être plus simple pour communiquer avec mes colocs ou les autres personnes que je vais rencontrer ici. Même pour tout simplement téléphoner à la fac, ce genre de cas.

Je souhaite également ouvrir un compte bancaire en Ecosse, mais évidemment, tout le monde le fait la première semaine. J’ai donc dû prendre rendez vous et j’espère comprendre ce que le conseiller me dira.

En allant acheter mon téléphone, je me suis rendue au shopping center de la ville… Et là : Zara, H&M, Top shop, Primark… bien que Stirling soit une petite ville, les grandes enseignes sont là. Je n’ai rien acheté (encore !),car je préfère garder le peu d’argent pour voyager. Puis, nous avons déjà suffisamment de choses à payer comme ça. Rien que le bus pour 4 semaines et une seule ligne seulement, j’ai payé 22 pounds !

Mes colocs sont toujours aussi sympas pour le moment, ils ont même acheté une baguette (le mot est le même qu’en anglais), pour nous faire plaisir à nous, les deux Français de l’appartement. Premier constat : il y a trop de Français dans la résidence, et même à l’université. C’est horrible. Sur 160 étudiants internationaux, nous devons être 20 ou 30 Français, presque autant que les Américains. Je ne peux même pas les éviter, mais au moins, ils parlent tous anglais quand il y a d’autres étudiants étrangers.

Je poste quelques photos de la ville, qui à première vue n’est pas la plus jolie, mais qui reste assez typique… Demain, je vais au bus tour, je prendrais de nouveaux clichés.

     

Day 2. Deux Français, deux Espagnols, deux Allemands.

Ce matin, je me suis réveillée tôt, bien qu’épuisée, j’étais vraiment curieuse de découvrir mes autres colocs. Les premiers que j’ai vu sont Thomas and Petra, un couple de 24 et 25 ans originaires d’Allemagne. Ils sont très sympas et parlent plutôt bien anglais. Ce ne sont pas des Erasmus, mais des freemovers. C’est à dire, qu’ils ont tout organisé de A à Z d’eux mêmes et qu’ils ne disposent que de peu d’aides financières. N’ayant rien à manger, ni même un verre ou des couverts (nous devons tout acheter de notre côté), ils m’offrent très gentiment le breakfast. Thomas m’aide même à installer internet dans ma chambre, ce qui est vraiment gentil.

En fin de matinée, nous passons prendre Julia et allons à l’université, où une réunion pour les étudiants internationaux est prévue vers 14 heures. Nous découvrons l’université de jour, dont les bâtiments font très modernes et design. La première impression est bonne. Nous allons manger au “self” et mon premier repas écossais est … du poulet au curry ! Pas vraiment typique. A 14 heures, nous allons à la réunion, où Jo, la responsable nous explique où collecter notre ID card, les évènements de la semaine; etc. Je comprend tout ce qu’elle dit, étonnamment, et à la fin de son speech, elle nous apprend qu’elle n’est pas Écossaise. Tout s’explique.

Après cette réunion, direction Tesco, le supermarché national, situé à seulement cinq minutes de chez moi. Je mets une demie heure à regarder les prix, comprendre les étiquettes,… On m’avait prévenu que les prix étaient plus chers, ce n’est donc pas une surprise. Entre le bus, le transfert de l’aéroport, la nuit facturée à 15 pounds, les courses, je me demande comment je vais faire pour ne pas dépenser toutes mes économies et surtout, en garder pour voyager à travers le pays…

En rentrant, je rencontre un autre coloc, un Français, étudiant en commerce. Il m’apprend qu’un autre coloc, cette fois-ci Espagnol vient d’arriver … Je ne l’ai pas rencontré encore.

Deux Français, deux Espagnols, deux Allemands. Trois garçons, trois filles. Les Britanniques sont pour la parité. Ce soir, il devrait y avoir une première fête, à l’université où nous devrions aller. Histoire de parler avec des Écossais, et pas seulement des étudiants internationaux.  Les premiers contacts sont positifs, j’aime parler anglais, même si mon accent est un désastre et que je galère sur certains mots. Mais je ne suis pas isolée des autres et Thomas m’a même dit que mon anglais était fluide… 🙂

Demain, nouvelle journée d’orientation, ID card, docteur, bank account.

See you.

Day 1 Premiers pas en terre écossaise

Après un vol plutôt mouvementé (des retards notamment), une escale à Southampton, je suis bien arrivée à Edinburgh. Deux personnes sont venues me chercher avec d’autres étudiants internationaux et nous ont conduit à Stirling, située à 40 minutes de la capitale.

Comble du hasard, depuis Limoges, avec une autre fille, nous nous suivions dans les vols et les escales. Et nous nous sommes rendus compte que nous venions étudier à Stirling toutes les deux ! Elle s’appelle Tiffany (pas vraiment sûre de l’orthographe) et habite près de Rochechouart (pas loin de Limoges). Elle étudie à Strasbourg, le management.

Dans la navette qui nous a conduit à l’aéroport, il y avait une autre Française et une Américaine. On a discuté un peu sur le chemin. Puis, nous sommes arrivées à Stirling. A première vue, la ville est très typique, très mignonne. J’ai pu apercevoir quelques magasins et plusieurs restaurants qui ont l’air sympa.

Premier contact avec l’accent écossais par le biais du conducteur de la navette. A première vue, les Écossais prononcent le “o” en disant “ou”. Ex : “I doun’t knouw”. Assez dur à comprendre pour le moment. Il m’a déposé avec une autre Française devant notre résidence et nous a indiqué où aller chercher nos clefs respectives.

Une demie heure et quatre étages (avec 40 kgs de valise…) plus tard, je découvre l’appartement. Six chambres, deux mini salles de bain et une grande cuisine/salle de séjour. Je m’attendais à pire, en fait, l’appartement est sympa. Je rencontre d’entrée une de mes colocs, Marina, une Madrilène. Elle étudie aussi le journalisme, mais n’est qu’en première année, donc nous n’avons pas de cours ensemble. Après avoir échangé quelques phrases (!), elle me propose aller à une fête le soir à l’université, dans peu de temps. Bien que fatiguée, j’accepte et me dis qu’au moins je ne serais pas toute seule ce soir. Au même moment, Julia (cf. 1er post) m’envoie un texto pour me dire qu’elle est devant chez moi. La rencontre “physique” est très étrange mais sympathique. Elle me comprend et je la comprend aussi, ce qui est déjà un bon point !

Nous partons ainsi toutes les trois vers l’université en bus. Bien qu’il fasse nuit (il est autour de 21 heures), le campus a l’air immense et très “vert”. Vu que la fête était payante et assez chère (10 pounds..), Julia et moi préférons nous promener sur le campus. Il se compose de plusieurs bâtiments immenses, deux lacs, un centre de sport aussi immense, des parcs dans lesquels nous avons pu apercevoir … des lapins (!), des cygnes, des canards… Rien à voir avec la fac de Limoges, et encore moins l’IUT de Tours !

Vers 11 heures, nous sommes rentrées, épuisées par la journée, riche en émotions. Je poste deux photos de ma chambre, et quelques unes du campus. Le reste viendra plus tard.