The Last Time

Neuf mois, 37 semaines. Nous y voilà. L’expérience s’achève. J’ai l’impression d’avoir posé pour la première fois le pied en Ecosse il y a quelques mois. Deux ou trois, tout au plus. Quelle année… Certainement la plus enrichissante de ma vie étudiante.

Tout ce qu’on raconte à propos d’Erasmus est vrai (à quelques exceptions). L’atmosphère festive, cosmopolite, colorée, barrée, alcoolisée. Les quelques coups de blues, les différences (souvent drôles) entre les cultures, la découvertes d’autres langues (je suis devenue une experte en insultes espagnoles). J’ai pleuré en partant de Limoges en septembre dernier. Je pleurerai demain matin en quittant Edinburgh.

L’Ecosse. Je ne connaissais que peu de choses sur ce pays avant d’y poser les pieds. Tous ses clichés sont vrais. Les kilts, le whisky, l’accent, les vaches à poils longs, la pluie,… Mais que de découvertes culturelles et géographiques! Les gens sont très accueillants, et ne rechignent jamais à rendre service. Les paysages sont à couper le souffle. Le soleil se fait rare mais dés qu’il pointe son nez, quelle beauté!

Edinburgh. Certainement l’une des plus belles villes que j’ai jamais visitées. Les Highlands sauvages et mystérieux. La minuscule Iona, dont les plages sont à couper le souffle.

Et puis bien sur, les rencontres. Courtney, Idun, Julia, Marina, Anouk, Alizée, Alfred, Mandina et bien d’autres. Jamais je n’oublierai ces visages. Chacun m’a apporté à sa manière. Leur culture, leur caractère, leur générosité. Ils ont rendu mon séjour merveilleux. Nous nous reverrons très vite. D’abord l’Espagne et Marina. Puis en décembre 2013 à Hawaii pour la graduation ceremony de Courtney.

J’ai eu mon dernier examen aujourd’hui. Quel soulagement! J’en ai presque fini avec la vie étudiante. Une page se tourne.

J’aurai tellement regretté de ne pas vivre cette expérience. Je quitte Stirling, le coeur lourd. Mais la tête remplie de souvenirs. Les mots me manquent pour décrire tous les sentiments qui me viennent à l’esprit. Jamais je n’oublierai ces moments passés à Stirling. J’espère que cette expérience me servira toute ma vie. J’ai énormément appris L’anglais bien sur, mais sur le plan personnel; humain. Avant de partir, je n’imaginai pas travailler à l’étranger. Aujourd’hui, cette idée me semble beaucoup plus abordable. J’y pense même énormément.

Je ferme ce blog. Fin de l’aventure.

Pourtant, j’en suis sûre, ce n’est qu’un “au revoir”.

Advertisements

Wales

Je suis actuellement en pleine révision de partiels, je manque de temps pour poster des nouveaux articles. Depuis quelques jours, une vague de chaleur (<25 degrés) envahit l’Ecosse. J’avais presque oublié l’effet bénéfique du soleil. Mon bronzage reste digne d’une parfaite Britannique 😉 A seulement 5 jours de mon départ, rien ne pouvait être plus agréable.

Suite et fin de mon escapade britannique, qui m’a permis pour la première fois de poser les pieds en terre galloise.

Après 2h30 de train, nous sommes arrivées à Port Tablot, Wales. Nous attendait Anne, une cousine de la mère de Courtney. Originaire de Glasgow, elle et son mari se sont installés à Port Tablot, à 30 min de Cardiff, il y a une quinzaine d’années. Leur fille Christie, 13 ans,  y est née. Anne et Harvey ont conservé un accent écossais très prononcé. Christie a, de son côté, l’accent gallois, totalement différent. Je ne saurais dire lequel est le plus fort.

La ville où ils habitent est petite et mignonne. Située en bord de mer, Port Tablot possède un immense château gothique, que la reine a visité quelques jours avant notre visite, à l’occasion de son jubilé.

Le soir de notre arrivée, après le dîner (à 18h… Ah ces British!), Anne nous a conduit en bord de mer. Le temps était très doux. Après les pluies diluviennes de Londres, les 20 degrés ressentis nous ont fait du bien. Une balade au coucher de soleil le long de la plage… Un vrai régal. Les plages sont larges, sans fin. Semblables à celles de Vendée.

Le lendemain, nous avons passé la journée à Cardiff. Le temps était une nouvelle fois très agréable. Avec plus de 320,000 habitants au compteur, la ville a la taille idéale. Première surprise au sortir de la gare: le Millenium stadium se situe en plein centre ville. Encastré entre les buildings, les ruelles pavées et la rivière Taf, l’édifice est massif. On peut aisément imaginer les clameurs des supporters résonner jusque dans les centre-ville.

L’artère principale de la ville est piétonne, surplombée de drapeaux aux couleurs galloises.  Un dragon rouge sur fond vert et blanc. L’allée mène au château de Cardiff, dont la visite est très intéressante. Une vaste muraille encercle les lieux, divisés en plusieurs édifices qui reflètent les évolutions chronologiques de l’endroit. A droite de l’entrée, un passage conduit aux entrailles de la muraille, qui servaient de refuge anti-bombardement durant la WW2. Puis, une grande esplanade mène à la partie médiévale. Un large fossé révèle l’ancienne présence de douves, entourant un donjon circulaire. D’étroits escaliers mènent au sommet, où la vue sur la ville est imprenable.

Puis au 19e siècle, des appartements, dont les meubles et la décoration luxueuse sont encore présents ont été aménagés, encastrés dans la muraille. Très beau.

La visite s’achève aux pieds d’une horloge construite à la Renaissance, dont la pointe domine l’édifice.

Après cela, nous avons arpenté le centre ville, entièrement piéton. Au marché couvert, Anne nous a fait goûté les “Welsh cakes”, pâtisserie traditionnelle locale. Une petite tuerie.

Un passage express (et douloureux) dans l’immense centre commercial, un petit café en terrasse, et nous avons repris le train jusqu’à Port Tablot. J’ai vraiment apprécié cette découverte, même rapide.

Le dernier jour, nous avons visité le château prés de Port Tablot, que je citais plus haut. L’endroit est vraiment très beau. Situé au milieu d’un immense parc, il est entouré de jardins fleuris, d’une abbaye en ruines, et d’une chapelle rénovée.

A la base nous devions reprendre le train jusqu’à Londres, puis un bus de nuit à minuit jusqu’à Glasgow. Courtney a miraculeusement convaincu un de ses cousins anglais (qui habite près de Bristol) de nous récupérer à Bristol (entre Londres et Cardiff grosso modo) et de nous conduire jusqu’à Stirling. 6 heures de route tout de même, à travers les Midlands jusqu’au Sud de l’Ecosse. Ou comment perdre 15 degrés en quelques heures. Nous sommes arrivés à Stirling aux alentours de 2 heures du matin. Ce qui nous a économisé 8 heures de voyages et évité une nuit désagréable dans le bus. Merci bien.

De retour à Stirling, j’ai bien entamé ma dernière semaine. Evidemment l’unique semaine ensoleillée et chaude de l’année tombe au moment de mes révisions de partiels. Hier soir, nous sommes sortis au nightclub pour l’une des dernière fois. Ce soir, un barbecue est organisé. Demain, je vais escalader Dumyat Hill, la colline qui domine la vallée de Stirling. Une des attractions locales. Puis, dimanche dernières révisions et “au revoirs”. Lundi partiel et valises. Mardi: décollage from Edinburgh to Bordeaux.

La nostalgie m’envahit déjà. 

This slideshow requires JavaScript.

“London calling”

Nous y voilà. L’heure des “derniers” est arrivée. Dernier restaurant, dernier pub, etc. Mon dernier trip m’a conduit à Londres, puis au pays de Galles.

Dimanche dernier, Courtney et moi avons pris le train pour Glasgow, où un bus de nuit nous a conduit jusqu’à Londres. Comme de nombreux trajets nocturnes effectués en bus, il n’a pas été des plus confortables. Mais pour seulement 12 pounds payés, nos attentes n’étaient pas si élevées. Nous sommes donc arrivées à 6h45 à Londres. Un premier arrêt plus que nécessaire au Starbucks, puis nous avons découvert les joies du métro aux heures de pointe londoniennes.

Premières visites: les “classiques”. Westminster, 10 Downing Street, Big Ben. Dégustation d’un English breakfast à 9 heures, face au Parlement. Pas mal tout de même! Puis, direction St James Park jusqu’à Buckingham, pour la relève de la garde. Malgré un temps plus que britannique, la balade fut agréable. Pause détente au Green Park.

Ensuite, nous avons remonté le Pall-Mall jusqu’à Trafalgar Square. Après avoir profité de l’entrée gratuite à la National Gallery (“Les Tournesols” de Van Gogh, Manet, Monet, Picasso, etc.), nous avons traversé Soho. Arrêt indispensable au Disney Store, puis au M&M Store, avant de traverser Picadilly Circus.

Nous avons ensuite envié les vitrines d’Oxford Circus, jusqu’à Hyde Park. Le temps fut un peu plus clément. On peut aisément se rendre compte de l’ambiance pré Olympic Games. Partout, des affiches, des spots avec le countdown inscrit dessus. Dans Hyde Park, des grands chapiteaux roses (couleur des J.O de Londres) sont en train d’être installés pour accueillir certaines festivités. La capitale célèbre également le jubilé des 60 ans de règne d’Elisabeth II. Autant en Ecosse le jubilé passe presque inaperçu, à Londres, il est partout. De nombreuses vitrines offrent à la vue le portrait de la reine et des membres de la famille royale. C’est surement une opération commerciale avant tout, mais on peut sentir que l’évènement y a tout de même son importance.

A 18 heures, nous étions déjà épuisées par la journée. Le dernier arrêt ultra-typique s’est fait à Harrods. L’endroit est incroyable. Nous n’avons pas vraiment regardé les rayons de luxe, notre intention s’est portée sur le rayon alimentation. Tout ce chocolat… Et ses saveurs du monde. Nous avons craqué pour des “amuses gueules” libanais et indiens. Un vrai régal.

Le soir, nous étions éreintées par la courte nuit, que la journée bien remplie n’a pas arrangé. Ainsi attendre jusqu’à 23 heures le test incendie de l’auberge a été un supplice. L’auberge où nous logions, “Le Clink 78” est à recommander, malgré l’ultra présence de Français. La décoration est sympa, les lieux propres et l’accueil correct.

Le 2e jour, l’alarme a sonné à 8 heures. Direction Campden Town. L’un des lieux les plus originaux et intéressants à voir. Pour y longer le canal, chiner le long des marchés aux puces et admirer les façades toutes plus extravagantes les unes que les autres.

Puis, direction Brick Lane. Dans ce quartier populaire, coloré, les restaurants indiens, indonésiens côtoient la mosquée de Londres et les boutiques africaines. Brick Lane est une longue rue où les restaurants indiens se livrent une compétition sans mesure. Même les tags sur les murs rivalisent d’originalité. Anti-J.O, anti- crise, ces graffitis peignent le colère et le mécontentement des locaux. J’y ai mangé le meilleur indien de ma (courte) vie dans cette rue. A ne pas manquer.

A l’origine, nous voulions visiter la Tour de Londres et ses bijoux royaux (des répliques parait-il..). Le prix (20 pounds) nous a découragé, mais nous n’avons pu résister à prendre la pause devant le Tower Bridge. Puis, nous avons longé la Tamise, devant le Shakespeare Globe Theatre, jusqu à la Tate Modern. Le musée d’art moderne est plutôt laid à voir, et les quelques exposition gratuites assez limitées. Toutefois, le point de vue at the top est joli.

Là, un orage nous a surpris et a écourté notre traversée du Millenium Bridge jusqu’à la St Paul’s Cathedral.

Le clou de la journée a été d’assister à une comédie musicale. Depuis le temps que j’en rêvais! Inconditionnelle du genre en film et TV shows, je n’avais jamais eu la chance d’en voir une, “en vrai”. Et pas des moindres: “Billy Elliot”. Les prix ne sont pas donnés (40 pounds pour une place en haut à Billy, jusqu’à 100 livres pour “Les Misérables” ou “Wicked”), mais je n’ai pas été déçue! 3 heures de show au Victoria Opera. F A B U L E U X! L’un des meilleurs shows que j’ai jamais vus.

Le lendemain, nous avons passé une courte matinée à Regent’s Park, en passant par Baker Street. La population que l’on y croise est d’un certain standing, mais l’endroit est calme, loin de l’agitation du centre. Après une tentative pour se rendre à Poudlard (à King’s cross, une platforme 9 3/4 a été installée pour ravir les inconditionnels d’Harry Potter), nous avons pris le train à Paddington Station. Direction: le pays de Galles. 2H30 plus tard, la famille de Courtney nous attendait sur le quai. Ses grands parents maternels étaient écossais. Elle a de nombreux cousins éparpillés sur le globe, dont une majorité au Royaume-Uni. Deux d’entre eux habitent Port Tablot, situé à 30 minutes de Cardiff. Un 2e article portera sur mon trip gallois.

Les photos de Londres:

This slideshow requires JavaScript.

Oban -> Stirling

Dés le matin du 3e et dernier jour du voyage, direction la distillerie de Whisky d’Oban. Mise en route en 1794, la distillerie est l’une des principales du pays. Et surtout, l’une de celles à faire du whisky dit “traditionnel”. Pour certains de mes camarades, sentir les effluves du breuvage et surtout, y goûter leur a procuré un petit moment de bonheur. De mon côté, faire ça 10 heures m’a coûté un certain effort. Toutefois, l’endroit est sympa et la visite intéressante.

Après cela, nous avons repris la route en direction opposée à la côte, vers l’Est. Notre premier arrêt s’est effectué aux pieds d’un château en ruines, répondant au nom étonnamment francophone de “Carnasserie”. Caché par la végétation et idéalement situé sur une butte, l’endroit devait être parfait pour se défendre. L’état de la ruine en témoigne, les murs sont toujours debout, tout comme les délimitations des pièces, les cheminées et les escaliers. La vue au sommet, sur la vallée de Kilmartin, est imprenable.

Nous avons fait une second halte très rapide au village de Kilmartin. Le cimetière et l’église du 14e valent le coup d’oeil.

Quelques miles plus loin, la pause lunch s’est déroulée sur un site préhistorique dont j’ai oublié le nom. Sites funéraires vieux de 5,000 ans, Danny nous a bien fait comprendre qu’ils étaient plus anciens (et bien sur plus intéressants) que l’Anglais Stonehenge. On le croit ou non, mais l’endroit est très reposant. Les pierres que composent le site ne peuvent être trouvées qu’à l’extrême-Nord de l’Ecosse. Comment ont-ils pu les transporter ? Mystère encore irrésolu.

Après cela, direction Dunnad Fort. Certainement, le plus bel arrêt de la journée. Ancienne plaque tournante du royaume écossais d’alors, l’endroit était un carrefour commercial très important du 6e au 8e siècle. Aujourd’hui, il n’en reste .. rien. Juste un éperon rocheux, sur lequel autrefois était construit un château. Totalement détruit depuis, l’ascension du rocher reste praticable. Le panorama est magnifique! On se trouve au centre de la vallée. Entourés de monts, les champs s’étendent à perte de vue. On aperçoit même le bout d’un loch au Nord. Fabuleux.

Nous avons repris la route jusqu’à Inveraray, situé à 50 km d’Oban. Ancienne capitale des ducs d’Argyll, l’endroit n’a rien d’exceptionnel, si ce n’est sa position aux bords du loch Fyne. Seul attrait des lieux: le château éponyme. Résidence des ducs d’Argyll construite au 18e siècle, le bâtiment n’avait aucune utilitédéfensive. Localisée aux bords du loch, sur terrain plat donc, l’imposante bâtisse a servi d’apparat aux ducs, afin d’asseoir leur puissance sur la région. Nous ne sommes pas rentrés dedans, faute de temps (et 10 livres tout de même).

Puis, nous avons longé le loch Fyne et sa vallée. Le temps se faisait plus gris, plus froid. Une pause photo à ses bords, puis nous sommes arrivés au Loch Lomond. Après le loch Ness, il s’agit du plus connu. Et surtout du plus grand. Situé à seulement 45 minutes de Glasgow, les citadins sont nombreux à venir s’y balader. Je connaissais déjà l’endroit depuis mon excursion faite avec mes parents en octobre dernier, mais c’était agréable d’y revenir une dernière fois.

Après cela, nous sommes rentrés à Stirling, en début de soirée.

Ce dernier voyage au coeur de l’Ecosse est assurément l’un de mes préférés. J’en garde de très bons souvenirs. Plus l’aventure approche à sa fin, plus je suis contente d’avoir eu l’opportunité de vivre dans ce pays. Les paysages sont à couper le souffle.

This slideshow requires JavaScript.

 

“Oban ->Mull -> Iona”

Le matin du 2e jour (très biblique comme début..), le réveil fut pour le moins douloureux. La pendule affiche 5h20. Pour cause, nous devions prendre un ferry à 7 heures. Première surprise: la lumière est aussi claire qu’en pleine journée. Au menu: scones (i’m going to miss it so much), coffee and toasts.

Le ferry décolle à l’heure. Direction: Mull. Cette île fait partie de l’archipel des Hébrides intérieures, situées à l’Ouest de l’Ecosse. Après Skye, elle est la plus grande et la plus peuplée (2,700 habitants et autant de moutons). Le trajet dure environ 45 minutes. Le temps nous est toujours favorable, malgré un vent plutôt froid. Sitôt arrivés, nous prenons la route pour l’extrême Ouest de l’île, où un 2e ferry nous attend pour Iona.

Nous avons tout de même eu le temps de faire une petite balade le long des falaises de Mull. Et là.. miracle.. des phoques! Nous n’avons pu que les entre-apercevoir, nous les avons surtout entendues. Fabuleux. Danny nous a expliqué que les dauphins, phoques et baleines sont répandus sur la côte. Evidemment, rien à voir avec les mammifères marins de la Méditerranée. Les dauphins sont plus petits et gris/tachetés de blanc. Un autre cliché sur l’Ecosse, envolé en quelques secondes.

Arrivés à Fionnphort, le port reliant Mull à Iona, 2e surprise: la couleur de l’eau. Jusqu’alors, la teinte de l’océan Atlantique était semblable à celle de Charente-Maritime (un bleu-gris verdâtre selon le temps). Ici, rien de tout ça. Un bleu turquoise identique à la Méditerranée. La traversée dure à peine 10 minutes. Les voitures sont interdites, hormis pour les locaux. Pour cause: Iona est minuscule. Quelques miles de long, à peine 1 de large. Une unique route en fait le tour. Pour le reste, à vos cannes!  Mais quel endroit! Assurément l’un de mes préférés. Absolument MAGNIFIQUE! Je recommande l’île à quiconque pose les pieds en Ecosse.

L’unique monument de l’île est l’abbaye. Construite au XIIIe siècle, elle est entièrement rénovée et est toujours utilisée. Haut lieu historique, une partie des rois écossais y ont été enterrés, de là, une grande partie du pays a été évangélisé. Ceux pour qui le blabla religieux n’importe peu, le bâtiment est très beau. Il est situé à quelques dizaines de mètres de l’eau, et offre un beau panorama sur la côte opposée de Mull.

Après cela, nous avons escaladé le plus haut point de l’île pour avoir un aperçu de la topographie. Une fois de plus, la vue est splendide. Les plages Nord et Ouest sont blanches, l’eau bleue turquoise. La pointe Sud est plus sauvage. On se rend compte à quel point l’île est étroite. Quelques maisons, une dizaine au total. A peine 100 personnes vivent ici. Il n’y a qu’une école maternelle et un magasin d’alimentation. En hiver, la population doit se sentir bien isolée. Et encore plus, par temps mauvais, lorsqu’aucun ferry ne bouge du port.

Pique-niquer en haut de cette colline confère le sentiment d’être assurément privilégié. Après cela, nous n’avons pu résister à l’appel des plages paradisiaques. Personne ne s’est baigné (nous sommes en Ecosse au mois de mai tout de même!), mais quelques courageux ont trempé leurs pieds. Une heure à se prélasser au soleil, sur ces plages ultra-protégées: un régal.

A 15 heures, nous avons repris le ferry en chemin inverse. Puis une heure de route pour embarquer pour la 2e traversée jusqu’à Oban. Après un court arrêt au supermarché pour le dîner, Danny nous a conduit sur les hauteurs du port. Une vue imprenable sur la baie (“oban” en gaélique). Là, une réplique miniature du Colisée de Rome. Si, si! L’oeuvre inachevée d’un banquier égocentrique au 19e. Pas très esthétique tout ça, mais le centre fleuri sauve quelque peu le tout.

Malgré la fatigue, après le dîner, nous sommes allés boire un cider dans un pub. Durant ce week-end, avait lieu le Festival des Highlands. De la musique traditionnelle à chaque coin de rue. Au pub, un violoniste et un guitariste ont fait le show. La musique tradi a vraiment son charme, et se rapproche des musiques plus connues pour nous Frenchies, de celles de l’Irlande.

A minuit, tout le monde s’est écroulé. Les sacs pleins de sable, les joues rougies par le soleil et le vent. L’esprit encore à Iona et ses plages fabuleuses.

This slideshow requires JavaScript.

Stirling -> Oban

Scotland is incredible. La semaine dernière, je suis partie en road trip avec sept amis au coeur des Highlands. Cette région couvre tout l’Ouest et le Nord de l’Ecosse. Pendant trois jours, nous avons été emmenés par un guide 100% Ecossais (en kilt, of course), depuis Stirling à Oban, en passant par Glen Coe, jusqu’aux îles de Mull et Iona.

La compagnie qui organise ce genre de trips s’appelle “Wild In Scotland”. C’est la 2e fois que je participe à un de leurs tours et de nouveau, je n’ai pas été déçue. Le principe est simple et abordable. Nous étions transportés dans un mini-bus (ou en van selon le nombre de participants), et conduits par Danny, qui fait office de driver et de guide touristique. Le trajet est planifié d’avance, le logement en auberge réservé. Ne reste plus qu’à se laisser guider.

Départ vendredi, 9h30 de Stirling. Direction Doune, puis Callander. Notre premier arrêt s’effectue sur la tombe de Rob Roy. Incarnée sur grand écran par Liam Neeson, cette figure du banditisme écossais est très populaire. Sa tombe est située aux côtés d’une charmante église en pierres.

Après cela, nous avons roulés jusqu’à Glen Coe. “Glen” signifie “vallée” en gaélique. Haut lieu de l’alpinisme, l’endroit est magnifique. Les couleurs confèrent à l’endroit un aspect mystérieux, aidé par la brume. Le silence y est roi.

Puis, nous avons fait une petite promenade au coeur de la vallée. Seuls au monde. Le calme est impressionnant. Durant ces trois jours, le temps a été incroyable. Une chance unique. L’Ecosse est tristement réputée pour son temps capricieux. Mais une fois que le soleil sort, les couleurs sont incroyables! J’ai énormément apprécié ce séjour en grande partie grâce au soleil.

Après une pause lunch dans la vallée, nous avons poursuivi notre route jusqu’au château de Kilchurn. Il n’en reste que des ruines, mais l’endroit est incroyable. Situé au bout du loch Awe, le point de vue est magnifique. L’accès est gratuit et se fait par une marche d’une dizaine de minutes au milieu des champs. Une fois de plus, la lumière y est magnifique. En soi, les ruines n’ont pas grand intérêt. Le “must” reste la vue en haut du château.

Après cela, notre dernier arrêt s’est fait à Conan’s Kirk. L’église est située sur le même loch que le château, une dizaine de miles plus loin. Robert the Bruce y est enterré (l’un des rois écossais qui a botté les fesses aux Anglais). L’église est très jolie. Et même un peu farfelue.. Pour cause: sur la façade arrière y sont sculptés des lapins, des chouettes,…

Notre première journée s’est achevée à Oban. Port de la côte Ouest, il sert de porte aux grandes îles des Highlands. Nous logions à “Oban backpagers”. Sympathique auberge de jeunesse, bien équipée et confortable. A recommander. Après avoir cuisiné tous ensemble, nous nous sommes couchés, épuisés.

This slideshow requires JavaScript.

Je consacrerai un article par jour passé dans les Highlands. Au total, j’ai pris plus de 400 photos.. Il me faut du temps pour les trier.

“Rise”

Aujourd’hui était mon dernier jour de cour de toute ma vie. Du moins avant un bon bout de temps. Qui sait, peut être entreprendrais-je de nouvelles études plus tard. Never say never. J’entame donc la dernière ligne droite. Plus que quatre petites semaines avant la fin de l’aventure. J’appréhende déjà cette sensation de vide. Je n’aurais pas beaucoup de temps pour me morfondre, étant donné que seulement deux jours après mon retour en France, j’attaque mes stages. Mais tout ça est encore (un peu) loin.

Après la Suède, mon prochain trip se déroulera en Angleterre/Wales. Trois jours à Londres, deux à Cardiff. J’ai déjà pu voir Londres en 2007, mais la capitale galloise sera une première. Voyager me donne vraiment des ailes. Je me sens tellement apaisée dés que je sais que je pars voir un autre endroit. L’année prochaine, dans le cas où je trouve un emploi, j’appréhende le sentiment de ne plus voyager, de ne plus parler anglais. D’autres expériences m’attendent, je vais devoir me faire à un autre monde, tout aussi enrichissant.

A la sortie de mon dernier cour, en attendant le bus, je me suis trouvée dans un état second. Comme nostalgique. Je me suis remémorée chaque rentrée scolaire dans un nouvel établissement. La sixième, le lycée, la prépa, la fac, l’IUT, puis Stirling. Même si je suis contente, et surement soulagée d’en avoir presque fini avec mes études, fermer la page étudiante me demande quelques efforts. Outre les réductions pour le ciné (comment vais je bien pouvoir payer 10 euros la place…?), le statut d’étudiant me confère un certain confort. Une certaine liberté de maneouvre que le monde du travail n’offre pas. Et vice versa. Alors oui je suis contente, oui j’aime ces changements, mais cela m’effraie un peu.

Ces dernières semaines vont, je le sais, passer à une allure irréelle. Il me reste un case study à écrire, et un exam à passer. Je dois en profiter un maximum. Je compte voir Glasgow une dernière fois avant la fin. Vendredi, je pars passer trois jours sur la côte Ouest de l’Ecosse. Une région que je connais peu. Le port d’Oban, sa distillerie de whisky, puis deux îles (Mull, Iona). Tout ça en mini-bus avec six autres étudiants de Stirling. Je n’ai qu’une seule requête: please, dear Scottish weather, be nice…